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Musique classique et opéra par Classissima

Myung-whun Chung

jeudi 26 mars 2015


Resmusica.com

21 mars

L’Orchestre Philharmonique de Radio France a joué dans la salle vide de la Philharmonie de Paris

Resmusica.comHier soir l’Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par son chef Myung-Whun Chung a joué dans la salle vide de la Philharmonie de Paris pour protester contre l’annulation unilatérale de leur concert par la direction de Radio France. Jeudi les musiciens de l’Orchestre National de France avaient quant à eux joué dans le hall de Radio France, protestant aussi contre l’annulation de leur concert . Malgré la grève à Radio France et tout en la soutenant, les orchestres souhaitaient jouer malgré tout pour leur public. Toutefois en raison de la grève le dispositif de sécurité et de billetterie n’avait pas été mis en place, empêchant ainsi le public de pénétrer dans les bâtiments.

Resmusica.com

20 mars

Radio France : les musiciens du Philharmonique furieux contre l’annulation d’un concert

Hier soir, les musiciens de l’Orchestre philharmonique de Radio-France ont envoyé un communiqué de presse. Ils protestent contre l’annulation unilatérale par la Direction de Radio France de leur concert prévu ce vendredi 20 mars à la Philharmonie de Paris. Les musiciens précisent : « la veille, les musiciens avaient pourtant informé celle-ci de leur présence et de leur volonté de jouer, tout en étant solidaire du mouvement social au sein de Radio France». Ils déplorent cet « acte autoritaire incompréhensible, le manque de respect vis à vis de leur Directeur Musical Myung Whun Chung, du violoniste Maxim Vengerov, de leur travail, de leur public et de la salle qui les accueille. ». Les musiciens seront « présents au grand complet, comme prévu, dans les locaux de la Philharmonie vendredi soir ». Ils interpellent ensuite leur direction : « Est-ce que notre Direction sera là pour assurer l’accueil du public déçu ? Comment justifier une action aussi lourde de conséquences, tant financièrement qu’artistiquement ? Rappelons que ce concert, très attendu, affiche complet depuis des mois ». Le texte se termine par une question lourde de sens : « Comment justifier un tel sabotage ? »




La lettre du musicien (Comptes rendus)

30 janvier

Le Concerto pour violon de Pascal Dusapin à la Philharmonie

Le Concerto pour violon Aufgang de Pascal Dusapin, interprété par Renaud Capuçon, est la première création d'importance depuis l'inauguration de la Philharmonie.On retiendra du mandat de Myung-Whun Chung (qui arrive à terme cette année) à la tête du Philharmonique de Radio France le compagnonnage avec la musique de Pascal Dusapin. Après la création de Morning in Long Island en 2011, ce cycle Dusapin trouvait son apothéose logique dans la création française de Aufgang (L'élévation), concerto pour violon, à la Philharmonie. Précédée d'une réputation flatteuse (l'oeuvre a déjà été donnée dans le monde entier, depuis sa création en Allemagne), le concerto s'affirme bel et bien comme l'un des chefs d'oeuvre de la production récente du compositeur français. Chaleureusement défendue par son dédicataire, Renaud Capuçon, Aufgang s'écoute d'abord comme son oeuvre la plus accessible. On oserait dire que le Concerto pour violon de Dusapin est l'un des rares concertos modernes qui évoque le concerto de Sibelius. Epousant le format traditionnel du concerto classique, Aufgang réussit là où sa précédente pièce orchestrale échouait: raconter une histoire. Si la magnifique acoustique de la Philharmonie ne rend guère justice à l'orchestration massive du premier mouvement, justice est faite en revanche à la pureté des aigus de Renaud Capuçon. Mais c'est le sublime deuxième mouvement qui fait entrer Aufgang dans l'histoire de l'instrument : en un peu plus de dix minutes, Dusapin crée un mouvement lent incroyablement hypnotique, plaçant l'auditeur dans un état intérieur proche des grandes étendues orchestrales de Sibelius voire de Bruckner avec un soupçon de chaleur qu'on ne soupçonnait pas chez Dusapin. Fermement construit, le troisième mouvement ne relâche pas la tension, et s'achève avec éclat. Formidablement accueilli, Aufgang est la première création d'importance depuis l'inauguration de la Philharmonie. En deuxième partie, Chung redonnait la Symphonie n°4 de Brahms qu'il a régulièrement dirigée avec le Philharmonique de Radio France. Sa direction hédoniste n'est pas avare de lourdeurs, mais laisse passer, au-delà du jubilatoire troisième mouvement, son lot de moments hypnotiques. Comme si l'oeuvre de Dusapin restait encore dans l'oreille du public et de l'orchestre. (26 janvier)



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29 janvier

La création française d’Aufgang de Pascal Dusapin

La grande salle de la Philharmonie de Paris affichait complet pour ce concert très attendu, mettant au programme, au côté de l’Orchestre Philharmonique et du Maître Chung, le très charismatique Renaud Capuçon , dans la création française du concerto pour violon Aufgang de Pascal Dusapin , un compositeur dont le calendrier 2015 est particulièrement chargé, anniversaire de ses 60 ans oblige. C’est dans le moule conventionnel du genre – en trois mouvements, certes fort éloignés des proportions classiques – que Pascal Dusapin a conçu la forme de son concerto dont le titre Aufgang (« Elévation ») traduit tout à la fois la genèse un peu perturbée de l’oeuvre et l’élan vers la lumière qui doit la transcender. De fait, le premier mouvement, assez court et bien conduit, se construit entièrement sur cette verticalité: les premières minutes sont d’une belle intensité, ouvrant un espace vertigineux, de l’extrême aigu du violon aux cordes graves, dans une temporalité étirée dont le compositeur a le secret. Renaud Capuçon, pour qui le concerto a été écrit, joue son Guarnerius « à fond », avec une sûreté d’archet et un engagement de tous les instants; il se lance ensuite dans une partie beaucoup plus animée, presque rhapsodique dans ses tours et détours ornementaux vrillant l’espace du grave à l’aigu. On s’étonne de la césure arbitraire – et désagréablement bruyante, 2400 auditeurs s’ébrouant d’autant… – entre cette belle introduction et l’ample second mouvement qui reprend là où nous laissait le premier. Pascal Dusapin installe très rapidement un climat méditatif et tendu où s’épanche le chant du soliste, un rien sentimental, n’étaient ces quelques trouvailles modifiant habilement le paysage orchestral: les énigmatiques stell-drums d’abord, introduites un peu brutalement, qui colorent et dramatisent le discours; la flûte façon shakuhachi (flûte en roseau japonaise) ensuite – radieuse Magali Mosnier qui mêle le souffle au son de sa flûte traversière. Elle nous fait plus sûrement basculer dans un temps oriental et dépaysant, où s’inscrit assez naturellement le contour modal de la ligne du violon. La cadence en double cordes, très occidentales celles-ci et tellement rebattues, qu’enchaîne ensuite le soliste gâche notre plaisir en effaçant subitement le mirage fugitif. Le troisième mouvement déçoit, synthétisant le propos des deux autres en entretenant la virtuosité un peu vaine du violoniste et les formules « tape à l’oeil » des cuivres et des percussions sans véritables séductions sonores. Avec la même vaillance, Renaud Capuçon réinvestit l’allure obsessionnelle de formules tournant sur elles-mêmes, avant un geste de coda, plus surprenant que convaincant, qui coupe court un peu abruptement. Magnifiquement défendu par un soliste fougueux et un orchestre très réactif, Aufgang ménage quelques beaux moments et comble de toute évidence les attentes d’un public qui retrouvait là ses marques dans l’univers de la création contemporaine, à la faveur d’un langage consensuel et de cadres plutôt traditionnels. Pour autant, il semblait ce soir que le souffle et la vision du compositeur des sept Solos pour orchestre s’y trouvaient un peu à l’étroit! Myung-Whun Chung et l’Orchestre Philharmonique, qui investissaient pour la première fois les lieux de la Philharmonie, donnaient en seconde partie la Symphonie n°4 de Johannes Brahms , puissante synthèse d’une tradition germanique remontant à Jean-Sébastien Bach à qui le compositeur emprunte dans son dernier mouvement. Abordé dans un tempo plutôt retenu, le premier mouvement peine à trouver son expansion, dans une acoustique pourtant très porteuse qui laisse s’épanouir si librement le son. Plutôt que de chercher une pâte sonore homogène, Maître Chung détaille l’articulation, soulignant une certaine rhétorique brahmsienne au détriment de l’élan et du souffle qui la transcendent. Il fait généreusement chanter les instruments de l’orchestre dans l’Andante moderato suivant, qui souffre cependant d’une trop grande fragmentation du discours. La forme contrainte du scherzo dans l’Allegro giocoso inspire d’avantage notre chef, trouvant ici le juste tempo et la bonne énergie dans un geste libéré laissant enfin apprécier la plénitude sonore de l’orchestre. Les trente variations sur le thème emprunté à la Cantate BWV 150 dans l’Allegro energico final sont conçues au sein d’une vaste architecture qui ne laisse d’impressionner. La conduite n’en est pas toujours irréprochable, avec des ralentissements et un pathos superflu au sein des cordes, mais la puissance orchestrale déployée dans ce bel espace réverbérant confinait à l’émotion. Crédit photographie : Renaud Capuçon © Raolo Reversi

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6 janvier

Nouvelle Aida à Pékin

Pékin, Opéra. Aida de Verdi : 24 janvier > 1er février 2015. Zubin Mehta dirige la production mise en scène par Francesco Micheli et Ezio Frigerio créée à Sydney. Avec Fiorenza Cedolins / Hui He dans le rôle titre. La tragédie verdienne sous le dôme chinois imaginé par l’architecte Paul Andreu… une occasion rêvée pour visiter la capitale chinoise lors d’un séjour lyrique et touristique. L’esclave éthiopienne Aida est faite prisonnière à la Cour de Pharaon, intégrée de force dans la suite de la princesse égyptienne Amnéris (somptueux emploi d’alto) : les deux femmes sont rivales, elles aiment le même homme, le général Radamès, bras armé de Pharaon… ici, l’amour est plus fort que tout et les deux amants que tout sépare et oppose, se retrouvent finalement pour l’éternité dans le tombeau où ils sont enterrés vivants en un épisode final spectaculaire (frappant a contrario du déploiement précédent par son chambrisme psychologique). Grandeur et irréductibilité de deux cœurs ardents embrasés par le pur amour. L’opéra de Verdi écrit pour l’inauguration de l’Opéra du Caire et le creusement du Canal de Suez a conservé sa violence expressive, entre tableaux collectifs et portraits individuels. La force de Verdi : réussir un huit clos amoureux (trio Amnéris, Aida, Radamès) comme le déploiement des scènes de foules historiques annonciatrice des films hollywoodiens (le défilé des armées de Pharaon avec en vainqueur le général Radamès au I)… Un sommet dans le catalogue de Giuseppe Verdi. Aida de Verdi à l’Opéra de Pékin China national Centre for the performing Arts (CHNCPA) www. chncpa.org Les 24,25,26,28,31 janvier puis 1er février 2015 En 2015, l’Opéra de Pékin affiche 3 productions de Verdi : après Aida en janvier/février, viendront Il Trovatore (Daniel Oren , direction), les 26,28,29 juillet, puis Simon Boccanegra (Myun Whun Chung avec Placido Domingo dans le rôle-titre : les 20,21,22,23 août 2015). Il ne faut pas non plus manquer le trop rare Samson et Dalila de Saint-Saëns sous la baguette de Jean-Yves Ossonce, directeur de l’Opéra de Tours et grand défenseur de l’opéra français…(coproduction Teatro Regio de Turin et Mai musical Florentin : les 9,10,11,12 et 13 septembre 2015).

Myung-whun Chung

Myung-whun Chung (22 janvier 1953) est un chef d'orchestre sud-coréen qui, depuis 2000, est à la tête de l'Orchestre philharmonique de Radio France, l'une des quatre formations administrées par les Concerts de Radio France. Pianiste, il est également connu grâce au Trio Chung, formé avec ses sœurs, violoniste et violoncelliste.



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