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Musique classique et opéra par Classissima

Myung-whun Chung

samedi 19 avril 2014


Le blog d'Olivier Bellamy

8 avril

Kaija Saariaho, l’amour de près

Le blog d La voix de Kaija Saariaho est très musicale, très belle. Son accent aussi. Son regard est intense. Il semble que la compositrice finlandaise mette toute son énergie créatrice pour répondre à la question la plus anodine. Paraissant parfois monolithique ou peu rythmique, sa musique possède une vie intérieure, moléculaire, très riche, bouillonnante. Comme un grand volcan immobile qui semble éteint, de loin, et qui abrite de la lave en fusion. De la lave qui ne détruirait rien, qui resterait respectueuse de la nature environnante, car la nature est toujours cette grande inspiratrice des meilleurs compositeurs. Que serait en effet la musique de Beethoven, de Schubert, de Wagner, de Mahler, de Debussy sans cet émerveillement constant devant les paysages, les éléments et le cosmos ? Voici son programme : Extraits classiques sources inspirations : 1. Bach Goldberg Variations Gustav Leonhardt VANGUARD OVC 2004 ou un autre enr. 2. Olivier Messiaen Eclairs sur l’au-delà, Et dieu essuiera…, Chung Orchestre de l’Opéra Bastille DG 3. Brahms violin sonata #1 in G 1. mouvement, Gidon Kremer, Valery Afanassiev DG 4. Sibelius Norden, Karita Mattila, Sibelius Songs Karita Mattila Ondine ODE8562 Extraits musicaux/ liés à des événements heureux (petites madeleines) : 1. Karol Szymanowski - Violin Concerto No. 1 (ex) .Wanda Wiłkomirska and Warsaw Philharmonia Orchestra, Conductor Witold Rowicki 2. Lakshmi Shankar, Les heures et les saisons, Ocora 3. Stravinsky No word from Tom, Dawn Upshaw, Knoxville: Summer of 1915 Nonsuch 4. Gershwin Summertime Blllie Holiday ou Ella Fitzgerald & Louis Armstrong Original LP (Verve MGV 4011-2) Actualité : Concert Lundi 7 avril 2014 à 20h au Chatelet Création mondiale de Ciel d’Hiver pour orchestre de Kaija Saariaho, lauréate 2013 du Grand Prix des Lycéens des Compositeurs organisé par Musique Nouvelle en liberté en partenariat avec l’Orchestre Lamoureux dirigé par Faycal Karoui 17 et 18 avril Lyon Orchestre National de Lyon Susanna Mälkki, chef d’orchestre Kaija Saariaho, Orion 11 mai - Strasbourg Musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg Kaija Saariaho, Terra Memoria (version pour quatuor) Kaija Saariaho, Oi Kuu 17 mai - Lublin La chambre aux echos Secession Orchestra Karen Vourc’h Kaija Saariaho, La Passion de Simone (version pour ensemble) 23 mai - Salzbourg Emilie (création autrichienne) 27 mai - Paris Festival de Saint Denis La chambre aux echos Secession Orchestra Karen Vourc’h Kaija Saariaho, La Passion de Simone (version pour ensemble - création française) 29 mai - Montréal Orchestre Symphonique de Montréal Kent Nagano, chef d’orchestra Olivier Latry, orgue Kaija Saariaho, Maan Varjot (création mondiale)

Fomalhaut

5 avril

TV-Web Avril 2014 Lyrique et Musique

Jeudi 03 avril 2014 sur France 2 à 0h30 Moussorgski on the RocksMurano (piano), Démago (groupe rock) Philh. Radio France, dir. Chung Samedi 05 avril 2014 sur France 3 à 0h20 La Bête et la Belle de Daquin, Haydn, Ligeti, Ravel.Capitole de Toulouse, chorégraphie Belarbi. Dimanche 06 avril 2014[...]




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14 février

Beethoven à Séoul

On aurait pu légitimement craindre qu’un tel programme ne débouche sur une énième redite, stérile et vaine. Rien de tel ! Au contraire, cette réalisation flamboyante provoque un enthousiasme aussi intense qu’inattendu. Beethoven défendu au mieux par des forces coréennes parfaitement en phase avec le monde beethovénien tel qu’on l’a magistralement illustré la période précédant l’invasion de la mode baroque. Le Maître de Bonn bénéficie-t-il pour autant d’une interprétation originale, novatrice, inédite ? Non ! Et, c’est justement ce positionnement « traditionnel » qui confère à ce témoignage tout son intérêt. Cela prouve qu’il ne faut pas nourrir de complexe à l’idée d’interpréter un compositeur ou une œuvre sans idée systématique d’originalité. L’adhésion à ce simple principe conduirait à réduire de manière drastique la quantité de gravures inutiles, encombrantes et stéréotypées. La Symphonie n° 5 avec son thème archiconnu du destin frappant à la porte mais aussi son dynamique Scherzo et son Andante recueilli, nous charme une nouvelle fois après tant de déceptions. Tout comme elle, l’indémodable et profondément romantique Concerto pour piano n°5 dit « L’Empereur », nous plonge dans l’univers intimidant du « Grand sourd ». L’Adagio intensément mélancolique, rêveur, aux prolongements métaphysiques, à l’instar du mouvement lent de la Symphonie n° 9 avec chœur, stimulera les meilleures pages des post-romantiques germaniques. Tout cela nous est offert par l’Orchestre philharmonique de Séoul, belle phalange placée sous l’autorité concentrée de Myung-Whun Chung , dont la majeure partie de l’immense carrière se déroule, on le sait, en Occident, en France essentiellement. Pour défendre le Cinquième Concerto, DG a fait appel à un jeune pianiste, Sunwook Kim , né en 1988, dont la maturité et l’assurance ne laissent pas d’étonner. Sur son sillage surgissent les plus délicates nuances, les phrasés les plus travaillés, les sonorités les mieux adaptées. Un programme magnifique, volontairement frappé par les stigmates précieux d’une fabuleuse lignée d’interprètes qui assurèrent les délices des auditeurs ravis et avides de succomber devant les grandes masses orchestrales.

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27 janvier

Mikko Franck, entre économie de moyens et démesure

Le jeune chef finlandais Mikko Franck , qui va prendre la relève de Myun-Whun Chung à la tête du Philharmonique de Radio-France l’an prochain, s’offrait un petit tour du (futur) propriétaire autour d’un programme malicieux et on ne peut plus contrasté, entre économie de moyens et démesure. Dans un chaos de pupitres et de chaises, il nous donnait ainsi tout d’abord le Pierrot Lunaire de Schoenberg, entouré des solistes de l’orchestre et de Barbara Sukowa , artiste au talent protéiforme, récemment vue au cinéma dans le rôle-titre du Hannah Arendt de Margarethe von Trotta. Au fil de cette oeuvre difficile et géniale, les musiciens sont révélés idéaux, étant très à l’écoute les uns des autres en même temps qu’attentifs à la direction du chef. Il n’y a pas de secret ! De son côté, la récitante optait pour une vision plus intimiste, moins hallucinée sans doute que de coutume, ce qui se traduisait par un sprechgesang davantage parlé que chanté. Le pari était périlleux ; de fait, la voix de la récitante était ponctuellement couverte par l’ensemble, cependant que l’on goûtait à des moments de pur raffinement, notamment dans les mélodies Ein blasse Wäscherin et Der Kranke Mond, où sa diction délicate s’entremêlait délicieusement aux arabesques de la flûte. Après la pause, c’est l’orchestre au grand complet qui prenait possession du plateau pour deux oeuvres de Richard Strauss : son fameux poème symphonique Don Juan d’après Lenau, suivi de la Danse des sept voiles, extraite de l’opéra Salome. Autant dire, un virage à quatre-vingt-dix degrés. Le Philharmonique, en grande forme, interprétait ces deux oeuvres avec virtuosité et précision, sous la direction attentive de Mikko Franck, qui accentuait légèrement les contrastes agogiques. Au milieu de cette phalange d’exception, le premier hautbois tirait largement son épingle du jeu, comme pour se venger de ne pas avoir été convié dans le Pierrot Lunaire. Une double ovation, du public aux musiciens et des musiciens au chef, ponctuait ce concert, qui laisse présager une belle collaboration à venir. crédit photographique : © Heiki Tuuli



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24 janvier

The 2nd International Conducting Competition for Chinese Music

The Second International Conducting Competition for Chinese Music Contestants shortlisted after the preliminary round Participants include 42 conducting talents from Hong Kong, mainland China, Taiwan, Malaysia, Poland and Italy A conductor is the soul of an orchestra. He commands the attention of performers onstage and the audience with his distinct charisma and style. His role resembles that of an army commander, except that he leads with his baton, communicating with the members of the orchestra through artistic rapport and technical brilliance to present insightful interpretations of each piece of music. The first ever International Conducting Competition for Chinese Music was organized by the Hong Kong Chinese Orchestra in 2011, and the event won the acclaim as “a milestone in the development of Chinese orchestral music”. The second, jointly organized by the HKCO and the Xi’an Conservatory of Music, attracted an entry of 42 young conductors from Hong Kong, mainland China, Taiwan, Malaysia, Poland and Italy, with ages ranging from 19 to 43. The preliminary round was recently completed in Xi’an, with 17 contestants shortlisted. They were picked by the panel of judges which included Bian Zhushan, a National Class One Conductor; Xia Feiyun, Professor of the Shanghai Conservatory of Music and a famous conductor himself; Chen Tcheng-Hsiung, renowned Taiwanese composer and conductor; Lu Rirong, Professor of the Xi’an Conservatory of Music; Richard Tsang, Founding Chairman of the Hong Kong Composers’ Guild and a famous composer; and Chew Hee-chiat, Resident Conductor of the HKCO. Competition was keen this year with the talented contestants were all out to present their best. The 17 who made it to the second round are, in alphabetical order: Chen Xiaodong, Cheng Sing Tai, Cheng Zuopei, Chiang Chen-hao, Gao Wei, Ge Weiyue, Ho Chi Chung, Kadeliya Ku’erban, Lin Wilbur, Sebastian Perlowski, Wang Dan, Woo Pak Tuen, Xue Yuen, Yang Guang, Yao Shenshen, Yu Hsing Yi, Zhao Wen. The judges on the panel were unanimous in their praise of the high standard of the participants this year, and are optimistic about the future of Chinese music since many of them are young professional conductors already. The second round will be held between 15 and 20 July, 2014 at the Xi’an Conservatory of Music in which the contestants will conduct the Conservatory Chinese Orchestra. The Semi-final Competition will be held on the 23rd and 24th July, 2014 at the Hong Kong Chinese Orchestra Rehearsal Room, with competitors conducting the HKCO. The Final Competition Concert will be held on 26 July, 2014, at the Hong Kong Cultural Central Concert Hall at 7pm. The finalists will compete for the laurel by conducting the HKCO in performing two works, the first being the compulsory piece, Moonlight on the Spring River (excerpts), and the second, one of the three selections – Chen Ning-chi’s Zhuang Zhou’s Dream, Doming Lam’s Insect World (excerpts) and Luan-Yun-Fei – by drawing lots. Awards to be presented include First, Second and Third Prizes, the Outstanding Young Conductor in Hong Kong award, the Best Interpretation of Works of Hong Kong award, and an Audience Award for Best Performance selected through live voting by the audience. The first-prize winner will wrap up the concert by performing Apsara by Zhao Jiping. To facilitate music enthusiasts to have a more informed perspective on the art of conducting, the HKCO will hold a talk series entitled The Conductor Demystified by inviting professional conductors of Chinese music to talk about their art. Each session will be highly interesting even for laymen, as there will also be interactive electronic games that would allow the participants to ‘conduct’ a virtual HKCO on the mega screen, and to feel what it likes to be a conductor. For further information on this, please visit the HKCO website at www.hkco.org . Hong Kong Chinese Orchestra is supported financially by the Government of the Hong Kong Special Administrative Region. Hong Kong Chinese Orchestra is a Venue Partner of the Hong Kong Cultural Centre.

Carnets sur sol

27 novembre

À présent en décembre

Comme il est de tradition, une sélection personnelle. En gras, les concerts auxquels je devrais être. Souligné, les possibilités non tranchées. Pour la plupart des dates, vous trouverez des liens qui vous renverront vers des notices présentant les œœuvres, les chanteurs, les notions... De quoi patienter en attendant la notule consacrée aux Da Vinci Chords. Théâtre - Jusqu'au 22 décembre : Regardez mais ne touchez pas de Gautier, un vaudeville dans un Moyen-Âge de pacotille ; les week-ends à la Comédie de la Passerelle. - Jusqu'au 25 janvier : La Locandiera de Goldoni, au Théâtre de l'Atelier, dans une production prometteuse – même si Dominique Blanc paraît plutôt à bout de voix dans les extraits visibles en ligne. Musique 1 - Garnier - Musique de chambre (notamment d'Elliott Carter ). 2 - Pleyel - Symphonies 5 et 14 de Chostakovitch - LSO, Gergiev. 3 - Monnaie (Bruxelles) - Hamlet de Thomas par Minkowski, Py, Yoncheva, Larmore, Richter, Degout, Varnier, Neven (!). 4 - Temple du Luxembourg - Concert Augusta Holmès par L'Oiseleur des Longchamps. Compositions pas forcément révolutionnaires, mais de belle facture. 5 - Pleyel - Symphonie n°3 de Copland par Krystjan Järvi et l'Orchestre de Paris. ŒŒŒŒuvre d'une autre trempe que ses célèbres poèmes symphoniques. 6,8 - Versailles - Elena de Cavalli par [Leonardo García Alarcœón|http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2013/04/04/2230]. Spectacle précédé d'une grosse réputation, avec des travers d'adaptation manifestement corrigés par rapport à ses disques les plus récents. 7 - Versailles - Caurroy, Requiem 8 - Ambassade de Roumanie - Très beau concert Anna de Noailles par L'Oiseleur des Longchamps , Sabine Revault d'Allonnes et, amis glottophiles... Viorica Cortez ! 9 - TCE - Violoncelle et piano : Mendelssohn n°2, Grieg, Rachmaninov, Britten, par Demarquette & Berezovsky. 10 - Oratoire du Louvre - Chœœur s sacré s de Poulenc (possiblement le sommet de sa production) par Les Éléments, ensemble où, précisément, la clarté et la souplesse sont des qualités déterminantes. On a rarement l'occasion d'entendre Poulenc par de beaux timbres, et ici, ce seront même de très beaux timbres. 10 - TCE - Dialogues des Carmélites (dans une très belle distribution) mis en scène par Py. 10 - Opéra-Comique - La Sixième Symphonie de Sibelius par Dausgaard et le Philharmonique de Radio-France... mais dans un couplage bizarre (l'Inachevée de Schubert et le 22e concerto de Mozart). Comme l'œœuvre sera redonnée avec la Septième à Pleyel dans quelques semaines, autant patienter. 11 - TCE - The Messiah, Haïm (avec de jolies voix comme Crowe ou l'éclectique Purves). 12 - Orsay - Quatuors de Kodály, Ligeti (n°1, bartókien, farci de références, très facétieux), Bartók (4) et duos pour violon (qui sont à entendre absolument), par le grand Quatuor Keller. 13 - Versailles - The Messiah par Ton Koopman, avec notamment la délicate Johannette Zomer (excellente dans l'air de cour !), Jörg Dürmüller et le spécialiste de l'oratorio baroque Klaus Mertens (ses rares lieder sacrés de CPE Bach, qui inaugure quasiment le genre du poème voix-piano, sont à entendre). Si ce n'était pas loin du monde et un peu cher, ce serait vraiment à essayer, dans un style vraisemblablement très différent de l'habitude (entre la fougue organistique de Koopman et le caractère désincarné des chanteurs !). 14 - Opéra-Comique - Manfred complet de Schumann, avec Astrid Bas ! 16 - Versailles - Airs de cour et airs à boire : Moulinié, Lambert, D'Ambruis, Lully, Le Camus, Charpentier et Couperin interprétés par Negri (1 ,2 ,3 ,4 ,5 ), Reinhold , Auvity (1 ,2 ,3 ,4 ), Mauillon (1 ,2 ,3 ,4 ), Abadie et les Arts Florissants dirigés par William Christie. Bon plan : malgré les réputations respectives de ces salles, moins cher à Versailles qu'à la Cité de la Musique (en dernière catégorie s'entend). 16 - Amphi Bastille - Mélodies de Debussy, Ravel et Lutosławski par les membres de l'Atelier Lyrique. 16 - Pleyel - L'Oiseau de feu (Suite de 1919), Le Chasseur Maudit, Stabat Mater de Poulenc, par Casadesus et l'ONF. 17 - Orsay (nef) - Le Prince de bois (suite d'orchestre) et Deux images pour orchestre de Bartók par le Philharmonique de Radio-France (Tito Ceccherini). D'ordinaire, ces concerts sont gratuits (heureusement, vu l'acoustique de... hall de gare), mais je n'en retrouve pas mention. 17 - Pleyel - Messe en si de Bach par Pichon, avec Eugénie Warnier , Damien Guillon, Daniel Behle et Benoît Arnould (1 ,2 ). 17 & 19 - Bastille - I Puritani , date avec René Barbera : autant Korchak (1 ,2 ) a ses limites d'élégance et de couleurs, autant Barbera, dans le cadre d'un format typiquement rossinien (étroit, harmoniques faciales très fortes, presques stridentes, en montant dans l'aigu), développe beaucoup de générosité, et un timbre particulièrement séduisant. 18 - Bastille - Quatrième Symphonie de Tchaïkovski, Suite de Roméo & Juliette de Prokofiev, Intégrales de Varèse par Alain Lombard et l'Orchestre de l'Opéra. Particulièrement tenté par la Quatrième par un chef formé aux lectures cursives et le potentiel de cet orchestre. 18 - TCE - La Favorite de Donizetti en version française et dirigée par le remarquable soutien du répertoire « décadent » Jacques Lacombe : on lui doit Colombe de Damase, L'Aiglon d'Ibert-Honegger, Le Cid de Massenet, Marius & Fanny de Cosma (1 ,2 ,3 ), Gisei – das Opfer d'Orff (1 ,2 ), Die Dorfschule de Weingartner , Oberst Chabert de Waltershausen (pas mentionné dans ces pages, mais digne d'intérêt)... ! En plus d'être à ce point zélote (et de maîtriser couramment tous les répertoires post-1800), c'est un chef admirable, capable d'insuffler ce fourmillement caractéristique qui fait les grandes soirées. Ce qui me dérange ici est davantage lié à la distribution : l'œœuvre est très belle, surtout dans sa version française, mais que deviendra le français, avec l'inintelligible Uria-Monzon (et son opacité de timbre assez loin de ce que suggère le style et le rôle), l'impavide Flórez (et son style très virtuose-italien) ? Lapointe et Cavallier promettent davantage de ce côté. Par ailleurs, curiosité, on retrouvera Alain Gabriel : peu gracieux, il fut utilement Gomez de Feria d'Henry VIII , il y a 22 ans, à Compiègne ; et dans le même lieu des Grieux dans la Manon Lescaut d'Auber , Wilhelm Meister dans Mignon et Shakespeare dans Le Songe d'une Nuit d'Été de Thomas ; dans les années 2000, il tient essentiellement des rôles dits « de caractère » (Gastone dans La Traviata-Paris-Tour de Mehta, Ajax dans La Belle Hélène de Minkowski, Népomuc dans La Grande Duchesse de la même équipe, Remendado dans le studio de Carmen [1 ,2 ,3 ,4 ,5 ,6 ,7 ,8 ] de Chung avec Bocelli...). Et dans le joli rôle d'Inès : Julia Novikova dont le potentiel est tout autre, et qui fait par ailleurs une belle carrière internationale –– mais semble un peu acculée dans les rôles de soprano léger colorature. 20 - Pleyel - The Messiah par l'Academy of Ancient Music dirigée par Bernard Labadie (fondateur de l'ensemble spécialiste Les Violons du Roy, l'un des plus intéressants d'Amérique). Avec la remarquable liedersängerin Lydia Teuscher , le ténor aigu Jeremy Ovenden (l'un des rares à pouvoir chanter le Néron du Couronnement de Poppée sans fausset), et Andrew Foster-Williams . 20 - TCE - Suite de la Nuit de Noël de Rimski-Korsakov, Danses Symphoniques de Rachmaninov, Second Concerto pour violon de Prokofiev, Kopatchinskaja [ne me demandez surtout pas pourquoi cette graphie empruntée à plusieurs normes de transcription, c'est l'officielle !], Philharmonique de Londres, (Vladimir) Jurowski. 20 - Cité de la Musique - Airs de cour et airs à boire : même concert qu'à Versailles (en plus cher). 23 - Garnier - La Clemenza di Tito de Mozart avec Tamar Iveri (ouille) et Stéphanie d'Oustrac (chouette). Retour aux sources : un opéra que je n'ai pas vu sur scène depuis 1999. L'expérience récente de la reprise de Così fan tutte me met néanmoins un peu sur mes gardes, j'espère que ce ne sera pas trop indolent. [Et puis à la place de l'immense Gerzmava en Vitellia, Iveri... le contraste sera rude.] 27 - Bastille - La Belle au bois dormant de Tchaïkovski dans la chorégraphie de Noureev. 28 - Châtelet - Reprise de la production de Carsen pour My Fair Lady de Loewe & Lerner, avec beaucoup d'artistes en commun... toujours le parti pris d'embaucher des chanteurs d'opéra rompus au style de la comédie musicale, qui réussit plutôt bien jusqu'ici –– parce qu'ils le chantent avec la voix et le style adéquat. 30 - Bastille - Deuxième Symphonie de Mahler par l'Orchestre de l'Opéra, avec Julia Kleiter, Michael Schuster (une grande titulaire de ces parties, qui fait beaucoup avec une voix pas forcément jolie), et Philippe Jordan. En revanche, il faudra survivre au Chœœur de l'Opéra dans une partie qui appelle beaucoup de délicatesse et d'équilibre, mais on ne peut pas tout avoir (et ils ont fait des progrès, depuis les abîmes de l'ère Cambreling, suite à un changement de chef de chœur me semble-t-il). -- Bref, autant dire que c'est Noël en décembre.

Myung-whun Chung

Myung-whun Chung (22 janvier 1953) est un chef d'orchestre sud-coréen qui, depuis 2000, est à la tête de l'Orchestre philharmonique de Radio France, l'une des quatre formations administrées par les Concerts de Radio France. Pianiste, il est également connu grâce au Trio Chung, formé avec ses sœurs, violoniste et violoncelliste.



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