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Musique classique et opéra par Classissima

Myung-whun Chung

vendredi 6 mars 2015


La lettre du musicien (Comptes rendus)

30 janvier

Le Concerto pour violon de Pascal Dusapin à la Philharmonie

La lettre du musicien (Comptes rendus)Le Concerto pour violon Aufgang de Pascal Dusapin, interprété par Renaud Capuçon, est la première création d'importance depuis l'inauguration de la Philharmonie.On retiendra du mandat de Myung-Whun Chung (qui arrive à terme cette année) à la tête du Philharmonique de Radio France le compagnonnage avec la musique de Pascal Dusapin. Après la création de Morning in Long Island en 2011, ce cycle Dusapin trouvait son apothéose logique dans la création française de Aufgang (L'élévation), concerto pour violon, à la Philharmonie. Précédée d'une réputation flatteuse (l'oeuvre a déjà été donnée dans le monde entier, depuis sa création en Allemagne), le concerto s'affirme bel et bien comme l'un des chefs d'oeuvre de la production récente du compositeur français. Chaleureusement défendue par son dédicataire, Renaud Capuçon, Aufgang s'écoute d'abord comme son oeuvre la plus accessible. On oserait dire que le Concerto pour violon de Dusapin est l'un des rares concertos modernes qui évoque le concerto de Sibelius. Epousant le format traditionnel du concerto classique, Aufgang réussit là où sa précédente pièce orchestrale échouait: raconter une histoire. Si la magnifique acoustique de la Philharmonie ne rend guère justice à l'orchestration massive du premier mouvement, justice est faite en revanche à la pureté des aigus de Renaud Capuçon. Mais c'est le sublime deuxième mouvement qui fait entrer Aufgang dans l'histoire de l'instrument : en un peu plus de dix minutes, Dusapin crée un mouvement lent incroyablement hypnotique, plaçant l'auditeur dans un état intérieur proche des grandes étendues orchestrales de Sibelius voire de Bruckner avec un soupçon de chaleur qu'on ne soupçonnait pas chez Dusapin. Fermement construit, le troisième mouvement ne relâche pas la tension, et s'achève avec éclat. Formidablement accueilli, Aufgang est la première création d'importance depuis l'inauguration de la Philharmonie. En deuxième partie, Chung redonnait la Symphonie n°4 de Brahms qu'il a régulièrement dirigée avec le Philharmonique de Radio France. Sa direction hédoniste n'est pas avare de lourdeurs, mais laisse passer, au-delà du jubilatoire troisième mouvement, son lot de moments hypnotiques. Comme si l'oeuvre de Dusapin restait encore dans l'oreille du public et de l'orchestre. (26 janvier)

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29 janvier

La création française d’Aufgang de Pascal Dusapin

La grande salle de la Philharmonie de Paris affichait complet pour ce concert très attendu, mettant au programme, au côté de l’Orchestre Philharmonique et du Maître Chung, le très charismatique Renaud Capuçon , dans la création française du concerto pour violon Aufgang de Pascal Dusapin , un compositeur dont le calendrier 2015 est particulièrement chargé, anniversaire de ses 60 ans oblige. C’est dans le moule conventionnel du genre – en trois mouvements, certes fort éloignés des proportions classiques – que Pascal Dusapin a conçu la forme de son concerto dont le titre Aufgang (« Elévation ») traduit tout à la fois la genèse un peu perturbée de l’oeuvre et l’élan vers la lumière qui doit la transcender. De fait, le premier mouvement, assez court et bien conduit, se construit entièrement sur cette verticalité: les premières minutes sont d’une belle intensité, ouvrant un espace vertigineux, de l’extrême aigu du violon aux cordes graves, dans une temporalité étirée dont le compositeur a le secret. Renaud Capuçon, pour qui le concerto a été écrit, joue son Guarnerius « à fond », avec une sûreté d’archet et un engagement de tous les instants; il se lance ensuite dans une partie beaucoup plus animée, presque rhapsodique dans ses tours et détours ornementaux vrillant l’espace du grave à l’aigu. On s’étonne de la césure arbitraire – et désagréablement bruyante, 2400 auditeurs s’ébrouant d’autant… – entre cette belle introduction et l’ample second mouvement qui reprend là où nous laissait le premier. Pascal Dusapin installe très rapidement un climat méditatif et tendu où s’épanche le chant du soliste, un rien sentimental, n’étaient ces quelques trouvailles modifiant habilement le paysage orchestral: les énigmatiques stell-drums d’abord, introduites un peu brutalement, qui colorent et dramatisent le discours; la flûte façon shakuhachi (flûte en roseau japonaise) ensuite – radieuse Magali Mosnier qui mêle le souffle au son de sa flûte traversière. Elle nous fait plus sûrement basculer dans un temps oriental et dépaysant, où s’inscrit assez naturellement le contour modal de la ligne du violon. La cadence en double cordes, très occidentales celles-ci et tellement rebattues, qu’enchaîne ensuite le soliste gâche notre plaisir en effaçant subitement le mirage fugitif. Le troisième mouvement déçoit, synthétisant le propos des deux autres en entretenant la virtuosité un peu vaine du violoniste et les formules « tape à l’oeil » des cuivres et des percussions sans véritables séductions sonores. Avec la même vaillance, Renaud Capuçon réinvestit l’allure obsessionnelle de formules tournant sur elles-mêmes, avant un geste de coda, plus surprenant que convaincant, qui coupe court un peu abruptement. Magnifiquement défendu par un soliste fougueux et un orchestre très réactif, Aufgang ménage quelques beaux moments et comble de toute évidence les attentes d’un public qui retrouvait là ses marques dans l’univers de la création contemporaine, à la faveur d’un langage consensuel et de cadres plutôt traditionnels. Pour autant, il semblait ce soir que le souffle et la vision du compositeur des sept Solos pour orchestre s’y trouvaient un peu à l’étroit! Myung-Whun Chung et l’Orchestre Philharmonique, qui investissaient pour la première fois les lieux de la Philharmonie, donnaient en seconde partie la Symphonie n°4 de Johannes Brahms , puissante synthèse d’une tradition germanique remontant à Jean-Sébastien Bach à qui le compositeur emprunte dans son dernier mouvement. Abordé dans un tempo plutôt retenu, le premier mouvement peine à trouver son expansion, dans une acoustique pourtant très porteuse qui laisse s’épanouir si librement le son. Plutôt que de chercher une pâte sonore homogène, Maître Chung détaille l’articulation, soulignant une certaine rhétorique brahmsienne au détriment de l’élan et du souffle qui la transcendent. Il fait généreusement chanter les instruments de l’orchestre dans l’Andante moderato suivant, qui souffre cependant d’une trop grande fragmentation du discours. La forme contrainte du scherzo dans l’Allegro giocoso inspire d’avantage notre chef, trouvant ici le juste tempo et la bonne énergie dans un geste libéré laissant enfin apprécier la plénitude sonore de l’orchestre. Les trente variations sur le thème emprunté à la Cantate BWV 150 dans l’Allegro energico final sont conçues au sein d’une vaste architecture qui ne laisse d’impressionner. La conduite n’en est pas toujours irréprochable, avec des ralentissements et un pathos superflu au sein des cordes, mais la puissance orchestrale déployée dans ce bel espace réverbérant confinait à l’émotion. Crédit photographie : Renaud Capuçon © Raolo Reversi




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6 janvier

Nouvelle Aida à Pékin

Pékin, Opéra. Aida de Verdi : 24 janvier > 1er février 2015. Zubin Mehta dirige la production mise en scène par Francesco Micheli et Ezio Frigerio créée à Sydney. Avec Fiorenza Cedolins / Hui He dans le rôle titre. La tragédie verdienne sous le dôme chinois imaginé par l’architecte Paul Andreu… une occasion rêvée pour visiter la capitale chinoise lors d’un séjour lyrique et touristique. L’esclave éthiopienne Aida est faite prisonnière à la Cour de Pharaon, intégrée de force dans la suite de la princesse égyptienne Amnéris (somptueux emploi d’alto) : les deux femmes sont rivales, elles aiment le même homme, le général Radamès, bras armé de Pharaon… ici, l’amour est plus fort que tout et les deux amants que tout sépare et oppose, se retrouvent finalement pour l’éternité dans le tombeau où ils sont enterrés vivants en un épisode final spectaculaire (frappant a contrario du déploiement précédent par son chambrisme psychologique). Grandeur et irréductibilité de deux cœurs ardents embrasés par le pur amour. L’opéra de Verdi écrit pour l’inauguration de l’Opéra du Caire et le creusement du Canal de Suez a conservé sa violence expressive, entre tableaux collectifs et portraits individuels. La force de Verdi : réussir un huit clos amoureux (trio Amnéris, Aida, Radamès) comme le déploiement des scènes de foules historiques annonciatrice des films hollywoodiens (le défilé des armées de Pharaon avec en vainqueur le général Radamès au I)… Un sommet dans le catalogue de Giuseppe Verdi. Aida de Verdi à l’Opéra de Pékin China national Centre for the performing Arts (CHNCPA) www. chncpa.org Les 24,25,26,28,31 janvier puis 1er février 2015 En 2015, l’Opéra de Pékin affiche 3 productions de Verdi : après Aida en janvier/février, viendront Il Trovatore (Daniel Oren , direction), les 26,28,29 juillet, puis Simon Boccanegra (Myun Whun Chung avec Placido Domingo dans le rôle-titre : les 20,21,22,23 août 2015). Il ne faut pas non plus manquer le trop rare Samson et Dalila de Saint-Saëns sous la baguette de Jean-Yves Ossonce, directeur de l’Opéra de Tours et grand défenseur de l’opéra français…(coproduction Teatro Regio de Turin et Mai musical Florentin : les 9,10,11,12 et 13 septembre 2015).

Le poisson rêveur

21 décembre

Y a-t-il un enfant dans la salle ?

France Musique, dans un article du 12 décembre , relate deux faits assez troublants révélant à quel point les artistes peuvent adopter un comportement excessif, voire caractériel, en présence d'enfants lors de leur concert. Le premier cas est celui de "Sir" Michael Tilson Thomas qui interrompt un concert sous prétexte qu'il aurait dans sa ligne de mire une enfant assoupie sur les genoux de sa mère, rétorquant que le comportant du bambin pouvait s'avérer imprévisible. Le second cas est celui de la violoniste Kyung Wha Chung , qui au bout de quelques minutes d'un concert crucial pour elle après plusieurs années d'absence à la scène, a failli arrêter de jouer parce qu'un enfant en bas âge dans la salle, directement dans son champ de vision, était pris d'un accès de toux. Le chef américain ne s'est visiblement pas encombré de la moindre réserve en stoppant net le concert alors qu'il dirigeait le 2ème concerto pour piano de Brahms (signe d'un respect proche de zéro d'ailleurs à l'égard du pianiste...), alors que visiblement l'enfant ne faisait aucun bruit. Ce seraient les câlins de la mère qui l'auraient irrité et il a semble-t-il agi, quidé par une sorte de "principe de précaution" face à un enfant jugé potentiellement incontrôlable. Pour la violoniste, je vous laisse lire, en anglais, l'article de Norman Lebrecht et la tribune directement éditée par la "musicienne" dans the Guardian . Pour résumer, la démarche reste la même, dans un cas comme dans l'autre. Gentils parents, ce n'est pas pour des prunes qu'on organise des concerts uniquement pour les enfants, alors ayez la gentillesse de les cantonner à ces représentation et arrêtez de nous enquiquiner avec vos chers bambins dans des concerts uniquement réservés aux quelques personnes , triées sur le volet, qui méritent d'être éblouies par notre incroyable talent. Jusqu'où l'ego de certains artistes ira-t-il ?



Les blogs Qobuz

16 novembre

Trois jours de fête pour le nouvel Auditorium de Radio France – Merisier, bouleau et hêtre – Le « Boléro » du National, le « Daphnis » du Philharmonique – Chung acclamé !

C’est pour rendre compte à mes chers blogueurs, mes fidèles du vendredi, d’un événement que j’ai un peu repoussé pour une fois l’exercice : l’inauguration, vendredi soir, du nouvel Auditorium de Radio France. Terminé le temps du 104 que, dans mes fonctions de Directeur de la musique, j’avais rebaptisé en 1992 « Salle Olivier Messiaen ». Tournée la page de travaux qui ont défiguré pendant plusieurs années la façade de la Maison de la Radio, laquelle a retrouvé du même coup sa dénomination primitive. Et cela méritait bien les trois jours de fête qui viennent de s’achever et que les auditeurs de France Musique ont eu le privilège de suivre en direct. Le modèle Karajan Coup d’envoi, donc, avec la découverte des nouveaux espaces, et choc à la mesure de l’innovation : l’Auditorium de Radio France est la première grande salle de concerts parisienne qui adopte la configuration du type « arène », dont la salle de l’Orchestre Philharmonique de Berlin, inaugurée en 1963 sous le règne de Karajan, avait été le modèle. Architecture Studio, en charge de cette construction révolutionnaire, précise : « Cette disposition qui organise « le public autour » de l’orchestre, favorise le sentiment d’un réel partage de la musique entre les musiciens et le public. » « Partage », mot-valise qui peut agacer ; mais il est vrai que la perception musicale est fortement conditionnée par le spectacle qui s’offre au mélomane. Loin de la scène, on a souvent le sentiment d’être un voyeur, et l’écoute s’en ressent (souvenir fâcheux du Palais des Congrès lorsqu’on y avait installé, à sa naissance, l’Orchestre de Paris). La proximité est ici un atout considérable : elle abolit l’inévitable barrière qui sépare l’acteur de l’auditeur. DR Les pinailleurs de la Hi-Fi Quant à l’acoustique de l’Auditorium, confiée au cabinet japonais Nagata Acoustics, on la jugera, certes, à l’usage : les musiciens d’orchestre et les chefs règleront avec le temps leurs modes de jeu, leurs sonorités, leur jeu collectif. Mais les données de départ sont exceptionnellement favorables : ampleur et clarté du son, homogénéité de l’ensemble. Il y aura des discussions ; il n’y a pas plus pinailleurs que les spécialistes du son, ceux qui veulent retrouver au concert l’idéal de leur chaîne Hi-Fi. Personnellement, j’avoue avoir été comblé. Informations complémentaires : l’Auditorium offre 1461 places, son volume acoustique est de 18 000 m3 et la surface de la scène est de 260 m2 (pour un bon confort, comptez un m2 par musicien). Il comporte dix-huit praticables amovibles pour lesquels un cocktail de bois a été concocté : merisier, bouleau et hêtre. Quant au temps de réverbération, il est de 2 à 1,9 secondes. Si vous n’êtes pas acousticien, vous jugerez du résultat : fantastique ! Myung-Whun Chung (DR) Le programme du premier soir s’imposait : en vedette, l’Orchestre National et l’Orchestre Philharmonique de part et d’autre d’un long entracte, sous les baguettes respectives de Daniele Gatti et de Myung-Whun Chung. Ce n’est pas le moment, quoique cette confrontation fut édifiante et passionnante, de distribuer les bons et mauvais points. Cela dit, le Boléro de Ravel avec l’Orchestre National eut une grande allure ; quant à la deuxième suite de Daphnis et Chloé (avec le chœur), je l’ai rarement entendue jouée avec cette intensité. Autre grand moment dont le maestro coréen nous a gratifiés : la suite extraite du ballet Roméo et Juliette, poétique et bondissante, mais pourquoi tous les chefs organisent-ils leur propre suite alors que Prokofiev s’en est chargé, et en deux exemplaires (opus 64 b et 64 ter) ? Un son, un style Les acclamations qui ont salué Myung-Whun Chung étaient lourdes de sens, au moment où il part vers d’autres horizons : après la période Janowsky, qui fut particulièrement rude, Chung a donné, mais en douceur, une âme à cet orchestre, un son, un style (et l’un des artisans de cette métamorphose est Eric Montalbetti, longtemps administrateur de la formation que l’on vient, hélas, pour de mauvaises raisons de pousser dehors !) Enfin, il est clair que dans ce contexte nouveau la fusion, tant redoutée, des deux orchestres, qui aurait bien fait les affaires de Bercy, ne sera plus, avant longtemps, à l’ordre du jour… Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans Diapason, numéro de novembre 2014 : « Ce jour-là, 2 janvier 1791 : L’arrivée de Josef Haydn à Londres »

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15 novembre

Inauguration du grand auditorium de la Maison de la Radio à Paris

Acte I de la mise au niveau de Paris aux standards internationaux en matière de salle symphonique, avant l’inauguration de la Philharmonie en janvier prochain, la Maison de la Radio inaugurait son grand auditorium avec un programme de démonstration mettant en valeur ses deux orchestres, le National et le Philharmonique. Les édiles se pressaient pour l’événement, jusqu’à Manuel Valls. On ne comptait plus les ministres et présidents d’autorités de tutelles actuels et passés, une abondance très réjouissante (on a suffisamment regretté dans ces colonnes leur absence d’intérêt pour la musique classique) qui toutefois contrastait avec l’absence de pilotage politique de la Philharmonie dénoncée il y a encore peu par Jack Lang… sur les ondes de Radio France . Est-ce d’ailleurs pour cela que Daniele Gatti fit un hommage court mais bien appuyé à la Maire de Paris Anne Hidalgo pour son soutien à… la Maison de la Radio? Clin d’œil malicieux ou suggestion habile à faire plus et mieux pour cet autre grand projet? Venons-en à l’essentiel, la salle et son acoustique. Ce qui a été annoncé par ses promoteurs avec une certaine fanfaronnade, sur l’intimité de cette salle, la chaleur de son acoustique, la proximité du public qui entoure l’orchestre placé au centre d’une arène (un effet renforcé par le parquet de couleur crème qui pourrait être du sable), tout cela est exact. Jusqu’à présent, seule la salle Cortot pouvait s’enorgueillir de proposer à Paris une acoustique irréprochable pour les formations instrumentales, la rénovation de la Salle Pleyel n’ayant pas réalisé toutes ses promesses. L’auditorium de la maison de la Radio donne à la capitale sa première salle idoine pour formation orchestrale. La Philharmonie ajoutera, on l’espère ardemment, une autre salle de premier plan, mais elle ne pourra supplanter cet auditorium. Hector Berlioz pestait contre les salles trop grandes où le son se perd, il aurait adoré les proportions de cette salle. Au fond, c’est un luxe inouï de pouvoir proposer une formation de 100 musiciens dans une salle qui semble de jauge modeste avec pourtant 1400 places. La succession des deux orchestres a pu permettre de saisir facilement l’identité de ces deux formations. Au fondu orchestral cultivé par Daniele Gatti avec le National, à une certaine rondeur romantique germanique qui n’est pas exclusive de rigueur comme il le démontra dans le Boléro, Myung-Whun Chung oppose une culture musicale chambriste qui s’entend aussi bien dans la manière de jouer ensemble que de laisser les personnalités s’exprimer (magique intervention de la flûtiste Magali Mosnier dans Daphnis et Chloé). Il a démontré que l’orchestre était aussi à l’aise dans les brumes impressionnistes françaises que dans l’éclat russe (quoique Berlioz n’est pas loin) de Roméo et Juliette de Prokofiev. Et l’acoustique se prête à ces esthétiques opposées avec une plasticité étonnante, elle est suffisamment discrète pour laisser le son monter naturellement, suffisamment précise pour que les interventions solistes comme les tutti, les chœurs comme les instruments, emplissent tout l’espace sans faiblesse ni saturation. L’auditorium de la Maison de la Radio propose incontestablement une expérience auditive inédite à Paris pour la musique orchestrale. Au même moment à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre, le robot européen Philae reprenait vie de manière inespérée et réussissait son forage sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko. Heureux présage pour la musique classique, que certains penseraient en voie d’hibernation ? En tout cas, quelle soirée!

Myung-whun Chung

Myung-whun Chung (22 janvier 1953) est un chef d'orchestre sud-coréen qui, depuis 2000, est à la tête de l'Orchestre philharmonique de Radio France, l'une des quatre formations administrées par les Concerts de Radio France. Pianiste, il est également connu grâce au Trio Chung, formé avec ses sœurs, violoniste et violoncelliste.



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