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Musique classique et opéra par Classissima

Myung-whun Chung

mercredi 28 janvier 2015


Classiquenews.com - Articles

6 janvier

Nouvelle Aida à Pékin

Classiquenews.com - Articles Pékin, Opéra. Aida de Verdi : 24 janvier > 1er février 2015. Zubin Mehta dirige la production mise en scène par Francesco Micheli et Ezio Frigerio créée à Sydney. Avec Fiorenza Cedolins / Hui He dans le rôle titre. La tragédie verdienne sous le dôme chinois imaginé par l’architecte Paul Andreu… une occasion rêvée pour visiter la capitale chinoise lors d’un séjour lyrique et touristique. L’esclave éthiopienne Aida est faite prisonnière à la Cour de Pharaon, intégrée de force dans la suite de la princesse égyptienne Amnéris (somptueux emploi d’alto) : les deux femmes sont rivales, elles aiment le même homme, le général Radamès, bras armé de Pharaon… ici, l’amour est plus fort que tout et les deux amants que tout sépare et oppose, se retrouvent finalement pour l’éternité dans le tombeau où ils sont enterrés vivants en un épisode final spectaculaire (frappant a contrario du déploiement précédent par son chambrisme psychologique). Grandeur et irréductibilité de deux cœurs ardents embrasés par le pur amour. L’opéra de Verdi écrit pour l’inauguration de l’Opéra du Caire et le creusement du Canal de Suez a conservé sa violence expressive, entre tableaux collectifs et portraits individuels. La force de Verdi : réussir un huit clos amoureux (trio Amnéris, Aida, Radamès) comme le déploiement des scènes de foules historiques annonciatrice des films hollywoodiens (le défilé des armées de Pharaon avec en vainqueur le général Radamès au I)… Un sommet dans le catalogue de Giuseppe Verdi. Aida de Verdi à l’Opéra de Pékin China national Centre for the performing Arts (CHNCPA) www. chncpa.org Les 24,25,26,28,31 janvier puis 1er février 2015 En 2015, l’Opéra de Pékin affiche 3 productions de Verdi : après Aida en janvier/février, viendront Il Trovatore (Daniel Oren , direction), les 26,28,29 juillet, puis Simon Boccanegra (Myun Whun Chung avec Placido Domingo dans le rôle-titre : les 20,21,22,23 août 2015). Il ne faut pas non plus manquer le trop rare Samson et Dalila de Saint-Saëns sous la baguette de Jean-Yves Ossonce, directeur de l’Opéra de Tours et grand défenseur de l’opéra français…(coproduction Teatro Regio de Turin et Mai musical Florentin : les 9,10,11,12 et 13 septembre 2015).

Le poisson rêveur

21 décembre

Y a-t-il un enfant dans la salle ?

France Musique, dans un article du 12 décembre , relate deux faits assez troublants révélant à quel point les artistes peuvent adopter un comportement excessif, voire caractériel, en présence d'enfants lors de leur concert. Le premier cas est celui de "Sir" Michael Tilson Thomas qui interrompt un concert sous prétexte qu'il aurait dans sa ligne de mire une enfant assoupie sur les genoux de sa mère, rétorquant que le comportant du bambin pouvait s'avérer imprévisible. Le second cas est celui de la violoniste Kyung Wha Chung , qui au bout de quelques minutes d'un concert crucial pour elle après plusieurs années d'absence à la scène, a failli arrêter de jouer parce qu'un enfant en bas âge dans la salle, directement dans son champ de vision, était pris d'un accès de toux. Le chef américain ne s'est visiblement pas encombré de la moindre réserve en stoppant net le concert alors qu'il dirigeait le 2ème concerto pour piano de Brahms (signe d'un respect proche de zéro d'ailleurs à l'égard du pianiste...), alors que visiblement l'enfant ne faisait aucun bruit. Ce seraient les câlins de la mère qui l'auraient irrité et il a semble-t-il agi, quidé par une sorte de "principe de précaution" face à un enfant jugé potentiellement incontrôlable. Pour la violoniste, je vous laisse lire, en anglais, l'article de Norman Lebrecht et la tribune directement éditée par la "musicienne" dans the Guardian . Pour résumer, la démarche reste la même, dans un cas comme dans l'autre. Gentils parents, ce n'est pas pour des prunes qu'on organise des concerts uniquement pour les enfants, alors ayez la gentillesse de les cantonner à ces représentation et arrêtez de nous enquiquiner avec vos chers bambins dans des concerts uniquement réservés aux quelques personnes , triées sur le volet, qui méritent d'être éblouies par notre incroyable talent. Jusqu'où l'ego de certains artistes ira-t-il ?




Les blogs Qobuz

16 novembre

Trois jours de fête pour le nouvel Auditorium de Radio France – Merisier, bouleau et hêtre – Le « Boléro » du National, le « Daphnis » du Philharmonique – Chung acclamé !

C’est pour rendre compte à mes chers blogueurs, mes fidèles du vendredi, d’un événement que j’ai un peu repoussé pour une fois l’exercice : l’inauguration, vendredi soir, du nouvel Auditorium de Radio France. Terminé le temps du 104 que, dans mes fonctions de Directeur de la musique, j’avais rebaptisé en 1992 « Salle Olivier Messiaen ». Tournée la page de travaux qui ont défiguré pendant plusieurs années la façade de la Maison de la Radio, laquelle a retrouvé du même coup sa dénomination primitive. Et cela méritait bien les trois jours de fête qui viennent de s’achever et que les auditeurs de France Musique ont eu le privilège de suivre en direct. Le modèle Karajan Coup d’envoi, donc, avec la découverte des nouveaux espaces, et choc à la mesure de l’innovation : l’Auditorium de Radio France est la première grande salle de concerts parisienne qui adopte la configuration du type « arène », dont la salle de l’Orchestre Philharmonique de Berlin, inaugurée en 1963 sous le règne de Karajan, avait été le modèle. Architecture Studio, en charge de cette construction révolutionnaire, précise : « Cette disposition qui organise « le public autour » de l’orchestre, favorise le sentiment d’un réel partage de la musique entre les musiciens et le public. » « Partage », mot-valise qui peut agacer ; mais il est vrai que la perception musicale est fortement conditionnée par le spectacle qui s’offre au mélomane. Loin de la scène, on a souvent le sentiment d’être un voyeur, et l’écoute s’en ressent (souvenir fâcheux du Palais des Congrès lorsqu’on y avait installé, à sa naissance, l’Orchestre de Paris). La proximité est ici un atout considérable : elle abolit l’inévitable barrière qui sépare l’acteur de l’auditeur. DR Les pinailleurs de la Hi-Fi Quant à l’acoustique de l’Auditorium, confiée au cabinet japonais Nagata Acoustics, on la jugera, certes, à l’usage : les musiciens d’orchestre et les chefs règleront avec le temps leurs modes de jeu, leurs sonorités, leur jeu collectif. Mais les données de départ sont exceptionnellement favorables : ampleur et clarté du son, homogénéité de l’ensemble. Il y aura des discussions ; il n’y a pas plus pinailleurs que les spécialistes du son, ceux qui veulent retrouver au concert l’idéal de leur chaîne Hi-Fi. Personnellement, j’avoue avoir été comblé. Informations complémentaires : l’Auditorium offre 1461 places, son volume acoustique est de 18 000 m3 et la surface de la scène est de 260 m2 (pour un bon confort, comptez un m2 par musicien). Il comporte dix-huit praticables amovibles pour lesquels un cocktail de bois a été concocté : merisier, bouleau et hêtre. Quant au temps de réverbération, il est de 2 à 1,9 secondes. Si vous n’êtes pas acousticien, vous jugerez du résultat : fantastique ! Myung-Whun Chung (DR) Le programme du premier soir s’imposait : en vedette, l’Orchestre National et l’Orchestre Philharmonique de part et d’autre d’un long entracte, sous les baguettes respectives de Daniele Gatti et de Myung-Whun Chung. Ce n’est pas le moment, quoique cette confrontation fut édifiante et passionnante, de distribuer les bons et mauvais points. Cela dit, le Boléro de Ravel avec l’Orchestre National eut une grande allure ; quant à la deuxième suite de Daphnis et Chloé (avec le chœur), je l’ai rarement entendue jouée avec cette intensité. Autre grand moment dont le maestro coréen nous a gratifiés : la suite extraite du ballet Roméo et Juliette, poétique et bondissante, mais pourquoi tous les chefs organisent-ils leur propre suite alors que Prokofiev s’en est chargé, et en deux exemplaires (opus 64 b et 64 ter) ? Un son, un style Les acclamations qui ont salué Myung-Whun Chung étaient lourdes de sens, au moment où il part vers d’autres horizons : après la période Janowsky, qui fut particulièrement rude, Chung a donné, mais en douceur, une âme à cet orchestre, un son, un style (et l’un des artisans de cette métamorphose est Eric Montalbetti, longtemps administrateur de la formation que l’on vient, hélas, pour de mauvaises raisons de pousser dehors !) Enfin, il est clair que dans ce contexte nouveau la fusion, tant redoutée, des deux orchestres, qui aurait bien fait les affaires de Bercy, ne sera plus, avant longtemps, à l’ordre du jour… Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans Diapason, numéro de novembre 2014 : « Ce jour-là, 2 janvier 1791 : L’arrivée de Josef Haydn à Londres »

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15 novembre

Inauguration du grand auditorium de la Maison de la Radio à Paris

Acte I de la mise au niveau de Paris aux standards internationaux en matière de salle symphonique, avant l’inauguration de la Philharmonie en janvier prochain, la Maison de la Radio inaugurait son grand auditorium avec un programme de démonstration mettant en valeur ses deux orchestres, le National et le Philharmonique. Les édiles se pressaient pour l’événement, jusqu’à Manuel Valls. On ne comptait plus les ministres et présidents d’autorités de tutelles actuels et passés, une abondance très réjouissante (on a suffisamment regretté dans ces colonnes leur absence d’intérêt pour la musique classique) qui toutefois contrastait avec l’absence de pilotage politique de la Philharmonie dénoncée il y a encore peu par Jack Lang… sur les ondes de Radio France . Est-ce d’ailleurs pour cela que Daniele Gatti fit un hommage court mais bien appuyé à la Maire de Paris Anne Hidalgo pour son soutien à… la Maison de la Radio? Clin d’œil malicieux ou suggestion habile à faire plus et mieux pour cet autre grand projet? Venons-en à l’essentiel, la salle et son acoustique. Ce qui a été annoncé par ses promoteurs avec une certaine fanfaronnade, sur l’intimité de cette salle, la chaleur de son acoustique, la proximité du public qui entoure l’orchestre placé au centre d’une arène (un effet renforcé par le parquet de couleur crème qui pourrait être du sable), tout cela est exact. Jusqu’à présent, seule la salle Cortot pouvait s’enorgueillir de proposer à Paris une acoustique irréprochable pour les formations instrumentales, la rénovation de la Salle Pleyel n’ayant pas réalisé toutes ses promesses. L’auditorium de la maison de la Radio donne à la capitale sa première salle idoine pour formation orchestrale. La Philharmonie ajoutera, on l’espère ardemment, une autre salle de premier plan, mais elle ne pourra supplanter cet auditorium. Hector Berlioz pestait contre les salles trop grandes où le son se perd, il aurait adoré les proportions de cette salle. Au fond, c’est un luxe inouï de pouvoir proposer une formation de 100 musiciens dans une salle qui semble de jauge modeste avec pourtant 1400 places. La succession des deux orchestres a pu permettre de saisir facilement l’identité de ces deux formations. Au fondu orchestral cultivé par Daniele Gatti avec le National, à une certaine rondeur romantique germanique qui n’est pas exclusive de rigueur comme il le démontra dans le Boléro, Myung-Whun Chung oppose une culture musicale chambriste qui s’entend aussi bien dans la manière de jouer ensemble que de laisser les personnalités s’exprimer (magique intervention de la flûtiste Magali Mosnier dans Daphnis et Chloé). Il a démontré que l’orchestre était aussi à l’aise dans les brumes impressionnistes françaises que dans l’éclat russe (quoique Berlioz n’est pas loin) de Roméo et Juliette de Prokofiev. Et l’acoustique se prête à ces esthétiques opposées avec une plasticité étonnante, elle est suffisamment discrète pour laisser le son monter naturellement, suffisamment précise pour que les interventions solistes comme les tutti, les chœurs comme les instruments, emplissent tout l’espace sans faiblesse ni saturation. L’auditorium de la Maison de la Radio propose incontestablement une expérience auditive inédite à Paris pour la musique orchestrale. Au même moment à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre, le robot européen Philae reprenait vie de manière inespérée et réussissait son forage sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko. Heureux présage pour la musique classique, que certains penseraient en voie d’hibernation ? En tout cas, quelle soirée!



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8 novembre

Verdi : Simon Boccanegra en direct de La Fenice

France Musique. Verdi : Simon Boccanegra, le 22 novembre 2014, 19h. En direct de La Fenice de Venise, Simon Boccanegra de Verdi ou l’histoire d’un homme de pouvoir, le doge de Gènes, touché par la vertu et le sens du bien public auquel Verdi attribue, pour renforcer la charge humaine, une histoire familiale difficile : après l’avoir perdue, Simon Boccanegra retrouve sa fille Maria… Comme Rigoletto, Stiffelio, Simon Boccanegra aborde une thème cher à Verdi : la relation père / fille : amour total qui révèle souvent une force morale insoupçonnée. Simon Boccanegra offre un superbe rôle à tous les barytons de la planète lyrique : homme fier au début, dans le Prologue, encore manipulé par l’intriguant Paolo ; puis politique fin et vertueux qui malgré l’empoisonnement dont il est victime, garde sans sourciller l’intérêt du peuple, à l’esprit. La genèse de l’opéra fut longue et difficile : dans sa version révisée plus tardive, Verdi s’associe au jeune poète et compositeur Arrigo Boito (avec lequel il composera Otello, 1887 et Falstaff, 1893) : il resserre l’intrigue, la rend plus clair. L’ouvrage est créé en 1857 à La Fenice, puis recréer dans sa version finale à La Scala en 1881. Outre l’intelligence des épisodes dramatiques, vraies séquences de théâtre, Simon Boccanegra touche aussi par la coloration marine de sa texture orchestrale, miroitements et scintillements nouveaux révélant toujours le génie poétique de l’infatigable Verdi. Samedi 22 novembre, 19h. En direct En direct de La Fenice à Venise Giuseppe Verdi : Simon Boccanegra Avec Simone Piazzola (Simon), Giacomo Prestia (Jacopo), Julian Kim (Paolo), Maria Agresta (Maria/Amelia), Francesco Meli (Gabriele Adorno)… Choeur de la Fenice Orchestre de La Fenice Myung-Whun Chung, direction

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4 octobre

RADIO-FRANCE : SUITE DES ÉVÈNEMENTS

La représentation permanente de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France a publié un communiqué fort développé et précis en forme de mise en au point « par souci d’information et pour répondre à certains arguments erronés relevés dans la presse » en particulier dans des articles étonnants publiés dans la presse écrite qui voyaient un délégué syndical de l’Orchestre national de France répondre à des questions sur ce conflit entre l’Orchestre Philharmonique et la direction de la musique. « Les musiciens de l’Orchestre Philharmonique sont tout à fait prêts à faire évoluer les quelques « dysfonctionnements paralysants » de la maison ronde, lorsque cette évolution ne met pas en péril la qualité artistique de leur travail. Lorsque le premier acte de cette réforme consiste à se séparer de personnes compétentes, il est difficile de cautionner de tels agissements, et d’établir une relation de confiance ». Le communiqué note les résultats très positifs (et reconnus internationalement par la profession) qui font de l’OPRF, l’un des deux meilleurs orchestres français et que le fruit de ce travail ne peut en aucun cas être comparé à un « état dans l’état ». La représentation permanente entend tordre le coup à l’idée qui veut que les deux orchestres de Radio-France jouent les mêmes œuvres : « entre 2000 et 2010, sous les directions musicales de Myung-Whun Chung et Kurt Masur : les deux formations ont interprété 1649 œuvres originales différentes en dix ans, jamais « doublonnées » entre les deux orchestres sur un total de 1898 œuvres programmées! On relève donc seulement 15% d’œuvres jouées (sur 10 ans!) par les deux formations, avec une moyenne de 115 œuvres originales par saison à l’OPRF (pour 50 à 55 projets annuels) et 76 à l’ONF (pour 30 à 35 projets annuels). » La prochaine étape du conflit à Radio-France se déroulera le lundi 6 octobre avec une réunion entre Mathieu Gallet, PDG de Radio-France et Mikko Franck, directeur musical désigné l’OPRF.

Myung-whun Chung

Myung-whun Chung (22 janvier 1953) est un chef d'orchestre sud-coréen qui, depuis 2000, est à la tête de l'Orchestre philharmonique de Radio France, l'une des quatre formations administrées par les Concerts de Radio France. Pianiste, il est également connu grâce au Trio Chung, formé avec ses sœurs, violoniste et violoncelliste.



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